Automat de Edward Hopper

automat Hopper

Edward Hopper (1882- 1967)
Automat
1927
Huile sur Toile
113,7x 10,2 cm avec le cadre
Des Moines Art Center, acquis avec les fonds de la Edmundson Art Foundation en 1958.

Après le réalisme français du XIXème siècle avec Courbet et ses Casseurs de Pierre, les Américains reprirent le flambeau de ce mouvement dans la peinture au XXème siècle, s’opposant aux mouvements artistiques européens tels que le Fauvisme et l’Expressionnisme. Les sujets sont quelques peu différents : l’industrialisation mondiale et l’aliénation sociale étaient généralement les sujets les plus abordés -et critiqués- dans le cadre du réalisme Américain.

Dans son œuvre Automat, réalisée en 1927, Edward Hopper représente une jeune femme seule dans une sorte de cafétéria américaine, un Automate lieu où les gens pouvaient directement acheter leur nourriture auprès de machines. Le titre de la toile crée un parallèle entre le lieu où se déroule la scène et la jeune femme qui pourrait être elle aussi un automate avec ses yeux sans expression et son geste mécanique.

Détail Femme Automat Hopper
Hopper, Automat, détail, 1927.

L’œuvre est froide, ses couleurs, la lumière faite par des néons, l’organisation de la scène, les vêtements de la femme accentuent ce sentiment même si la cafétéria a un radiateur en fonte. La jeune femme, perdue dans ses pensées, est au centre de la toile. Tout converge vers elle et intensifie sa séparation avec le monde et semble ne pas pouvoir en sortir.

Il y a également dans ce tableau des détails troublants. Les fruits présents dans la vitrine et qui étaient sensés attirer plus de monde dans le restaurant sont les seuls détails issus de la nature dans l’œuvre. Ils renforcent l’idée que nous nous trouvons probablement dans une grande ville où les espaces verts n’étaient pas encore aussi nombreux qu’ils peuvent l’être aujourd’hui. Nous pouvons aussi observer dans la vitre le reflet des lampes et deviner très légèrement la ville en dehors, mais nous n’avons pas le reflet de la jeune femme, est-elle alors un mirage ? Un fantôme ? Mais son reflet n’est pas le seul absent : qu’en est-il du reste de la cafétéria ? Il est fort possible que, par ces absences, Hopper représente la solitude que peuvent vivre les gens dans les grandes villes dans les années 1920 renforçant alors l’idée d’aliénation sociale dans les métropoles américaines. Il a par ailleurs représenté ce thème à plusieurs reprises et son plus célèbre reste le Nighthawks exposé au Chicago Art Institute.

Nighthawks_by_Edward_Hopper_1942.jpg
Hopper, Nighthawks,  1942, Chicago Art Institute.

Pour plus d’informations sur:  Edward Hopper (attention le site est en anglais).

A bientôt !

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