Étiquettes

, , ,

Les casseurs de pierre.jpg

Gustave Courbet (1819- 1877)
Les Casseurs de Pierre
1849
Huile sur Toile
165 x 257 cm

Gustave Courbet (1819- 1877), peintre français et chef de file des Réalistes, réalisa en 1849 Les Casseurs de Pierre, tableau qui fut présenté par l’artiste au Salon de 1850 avec d’autres œuvres telles que l’Enterrement à Ornans, des Portraits de Berlioz et les Paysans de Flacey revenant de la Foire. La scène de l’œuvre que nous étudions aujourd’hui semble avoir été observée par l’artiste « sur la route du Château de Saint-Denis ». Courbet demanda même au vieux cantonnier de venir dans son atelier, suite à cette découverte, afin de le représenter de la manière la plus précise possible. 

La toile est une des pièces majeures du Réalisme, courant artistique du XIXème siècle qui souhaitait représenter la société à travers sa vie quotidienne. La scène représente deux casseurs de pierres, un vieillard et un jeune homme, tous deux anonymes dans la peinture, qui avaient pour emploi de fabriquer du gravier pour les routes. L’œuvre de Courbet est cependant une critique envers la société du XIXème siècle. Les deux hommes n’ont aucune possibilité d’évolution sociale. Ils font partie de la classe la plus modeste de la société vêtus de guenilles et réalisant un emploi ingrat. Le jeune homme représenté, terminera probablement comme son voisin plus âgé. Les deux hommes sont brisés par leur travail, le seul moment de pause et d’évasion qu’ils ont durant leur journée de labeur est la pause déjeuner à midi représenté dans la toile avec la marmite que l’on voit au second plan à droite. L’ombre qui descend de la colline et qui semble vouloir absorber les deux hommes apporte une idée de négativité dans la peinture. Les deux hommes ont cependant une lueur d’espoir avec la présence de ciel bleu en arrière plan illustrant le fait que la société peut être leur permettra d’évoluer et de ne plus passer leurs journées à casser des pierres.

La toile fut achetée en 1904 par la Gemäldegalerie Alte Meister de Dresden pour 50 000 francs mais fut détruite en février 1945 lors du bombardement de la ville allemande.

Voir ici pour plus d’informations sur l’origine de l’oeuvre et sur les critiques que la toile rencontra à l’occasion de son exposition au Salon de 1950. Et voir  pour en savoir plus sur le mouvement Réaliste.

A bientôt pour de nouvelles découvertes !

Publicités